Chers visiteurs de passage et amis lecteurs, je vous salue !

Apocalypse 1 : 8
"Je suis l'alpha et l'Oméga, le commencement et la fin, dit le Seigneur, Celui QUI EST, et QUI ÉTAIT, et QUI SERA, le Tout-Puissant."

Alpha et Omega Première let dernière lettre de l’alphabet Grec. En réalité Jésus-Christ qui parlait le plus souvent en Araméen n’a jamais dit en Apocalypse 1 : 8, 21 : 6 et 22 :13 je suis l’Alpha et l’Oméga car il serait étonnant que Dieu dans son ciel de gloire parle dans la langue des idolâtres. En réalité le Christ a plus certainement dit à Jean, je suis l’Aleph et le Thaw, lettres qui ont une signification beaucoup plus riche. Aleph représente symboliquement (le premier, le maître et un taureau) et le Thaw représente symboliquement (une marque, un signe, une croix). Christ a donc dit : « je suis le premier et le dernier, mais aussi je suis le maître qui est mort sur la croix qui est le signe de votre délivrance ». C’est quand même beaucoup plus beau !


Que la grâce et la paix du Seigneur soient avec nous et avec nos esprits, dans le Nom de Jésus, amen !
Je me présente dans la rubrique : "Qui suis-je ?"
Je vous souhaite le meilleur pour aujourd'hui et demain. Que vous puissiez rencontrer Jésus et être sauvés est mon souhait pour vos vies. Que Dieu Vous Bénisse.

Verset aléatoire :

INFOS SUR CE BLOG ET AUTRES...

Chers visiteurs de ce blog, je vous salue !

Infos utiles catégories spécifiques du blog, archives à consulter...

En 2010, vous trouverez un espace pour vos PRIERES chaque mois, que vous pourrez utiliser toutes les années qui suivront, mois par mois, selon le moment où vous souhaiterez déposer vos prières.

En 2010, j'ai déposé chaque semaine des VERSETS à méditer que vous pouvez encore étudier les années suivantes aussi, car ce sont les enseignements de la parole vivante pour tous les jours !

Pour les années suivantes, je n'ai pas repris ces rubriques, car vous pouvez les retrouver dans le menu des archives pour vos besoins.

Je continuerai à éditer des messages d'édification, d'exhortation, sur l'occultisme, la fin des temps, etc.

Je vous bénis, à bientôt au fil des articles à suivre...
Votre dévouée en Christ, Flo.

Affichage des articles dont le libellé est EDIFICATION : Henri Viaud-Murat. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est EDIFICATION : Henri Viaud-Murat. Afficher tous les articles

lundi 26 novembre 2012

La persévérance dans les épreuves



Article de : Henri Viaud-Murat


La persévérance dans les épreuves. Soyons toujours et avec joie, persévérants et patients


Ce soir nous allons voir ce que dit la Parole de Dieu au sujet de la persévérance dans la
vie chrétienne. Ce qui est important, c'est d'être persévérant pour ce qui est bon. Il y en a qui persévèrent dans la rébellion, dans l'orgueil, dans la résistance au Seigneur, mais ce n'est pas ce genre de persévérance qui nous intéresse. Ce qui nous intéresse c'est la persévérance dans la foi et dans le Seigneur. Le mot traduit dans la Bible par persévérer signifie souvent dans les textes originaux : être patient dans l'épreuve, être ferme, courageux, tenir bon dans les difficultés, dans les épreuves, dans les tentations pour arriver jusqu'au bout.


C'est sûr que le Seigneur nous soutient. S'il ne nous soutenait pas, est-ce que nous pourrions persévérer jusqu'au bout ? Mais pour que le Seigneur nous soutienne, il y a un certain nombre de choses que nous devons faire. Le Seigneur Jésus a dit à plusieurs reprises : « Celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé » (Matthieu 24:13). Il dit bien : "sera sauvé", alors qu'en sera-t-il pour ceux qui ne persévèrent pas ? Je vous laisse répondre ! Le salut est un don gratuit, un cadeau extraordinaire que Dieu nous fait par Jésus-Christ qui a versé son Sang pour nous, pour nous offrir ce cadeau du salut. C'est dans ce salut que nous devons persévérer jusqu'au bout et dans l'ensemble des réalités que notre Dieu nous donne par Jésus-Christ.


Pour persévérer dans le Seigneur, nous avons besoin d'être abondamment nourris de la vie du
Seigneur. Lisons dans Romains 5, au verset 1 : « Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ ». Alors, la question que je vous pose : "Etes-vous justifiés par la foi" ? Parce que la persévérance doit reposer sur cette fondation-là. Je ne peux persévérer que quand je suis établi dans le roc qui est Jésus-Christ, fondé sur Lui et sur sa Parole.


Il est la vérité, sa Parole est la vérité, et si je persévère dans l'erreur, je ne vais pas arriver au but, il faut que je persévère dans la vérité, c'est-à-dire en Christ et en sa Parole, il a tout prévu pour que je puisse persévérer jusqu'au bout. Il a prévu de me soutenir, il a prévu de me nourrir, il a prévu de se révéler à moi, il a prévu de m'accompagner : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde » (Matthieu 28:20).


Nous avons vraiment tout pour persévérer si dans notre coeur nous avons cet amour ardent pour le Seigneur. Persévérer pour arriver jusqu'au but, et le but c'est de voir le Seigneur et d'être avec lui pour l'éternité. Il est avec nous maintenant quand nous croyons en lui, mais il me tarde dans mon coeur d'entendre sonner la dernière trompette et de voir mon Seigneur face à face. Je ne vous dis pas que je souhaite mourir maintenant, mais voir mon Seigneur, être avec lui, lui parler, les yeux dans les yeux, lui dire ce que j'ai sur le coeur et entendre directement ce qu'il a à me dire, alors que maintenant nous devons le faire par la foi. Il attend de nous que nous le fassions par la foi, mais un jour nous le verrons face à face. Pour ma part je crois que ce jour est proche.  « Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus- Christ, à qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce » (Romains 5:1). Nous avons accès à ce cadeau gratuit du salut par la grâce, le pardon de nos péchés à la Croix, l'assurance d'un plein salut, parce qu'il est écrit : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3:36). Et si tu crois, tu possèdes maintenant la vie éternelle. Je ne dis pas que tu es déjà un saint manifesté dans sa perfection, mais tu possèdes la vie éternelle et tu as en toi Celui qui est la vie éternelle, qui est capable de te porter jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'une pleine entrée dans son Royaume te soit assurée.


Nous savons donc, selon Romains 5:2 : « à qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce (le cadeau est gratuit, mais on ne peut l'avoir que par la foi), dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu ». Est-ce qu'il vous arrive de vous glorifier dans l'espérance de la gloire de Dieu ? Vous voyez la différence avec l'orgueil de celui qui se glorifie à tort ? Mais je suis invité à me glorifier dans l'espérance de la gloire de Dieu. Quand j'ai reçu Jésus-Christ par la foi et que j'ai l'assurance du salut dans mon coeur, je peux me tenir devant Dieu et dire : "Seigneur, je te glorifie pour tout ce que ton Fils a accompli pour moi", et je me glorifie dans l'espérance de la gloire de Dieu parce que Jésus veut nous associer pleinement à sa gloire.


« Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions ». Là ça devient un peu plus dur ! Sur cette terre nous avons notre lot d'afflictions. « C'est par beaucoup de tribulations que nous devons entrer dans le Royaume » (Actes des Apôtres 14:22), non pas parce qu'il faut payer cette entrée par des tribulations, mais parce que le Seigneur nous a prévenus que nous vivons dans un monde qui n'est pas prêt à recevoir le Seigneur facilement.


Le Seigneur a souffert lui même de l'opposition, du rejet. Il a dit à ses disciples : « Le disciple n'est pas plus que le maître » (Luc 6:40). Vous ne serez pas mieux traités que Jésus, le disciple ne peut pas être traité mieux que le maître. Et plus nous nous approchons de Jésus-Christ et plus sa vie grandit en nous, et plus l'opposition grandit aussi ; et c'est là que nous avons besoin de persévérer parce que l'affliction permise par Dieu peut avoir deux conséquences dans nos vies. Elle peut nous détruire ou elle peut nous permettre de développer notre persévérance pour tenir ferme. Une affliction qui détruit est une affliction reçue alors que nous n'avons pas le secours du Seigneur, ou que nous ne le connaissons pas et que nous n'avons pas le moyen de nous appuyer sur lui pour traverser cette affliction dans la foi ; elle peut donc nous détruire. Mais le plan de Dieu, ce n'est pas de nous envoyer des afflictions pour nous détruire, le plan de Dieu c'est de nous fortifier, de nous donner le moyen de traverser l'affliction dans la foi, et c'est là que nous pouvons glorifier le Seigneur.


Alors pourquoi nous glorifions-nous même des afflictions ? « Sachant que... » Donc le
Seigneur nous dit : "Le sais-tu ?" A un certain moment de ma vie, je réagissais mal aux afflictions que je traversais et je vois tellement de Chrétiens mal réagir aux afflictions, que je me dis : "Forcément, nous ne savions pas quel était le plan de Dieu dans l'affliction". « ...sachant que l'affliction produit la persévérance » (Romains 5:3), à condition que l'affliction soit vécue les yeux fixés sur Jésus et sur sa Parole. « L'affliction produit la persévérance, la persévérance produit la victoire dans l'épreuve ».


Au début quand j'ai lu cela, je n'ai pas compris tout de suite pourquoi "la victoire dans l'épreuve" produisait "l'espérance". J'ai dû demander au Seigneur. Puis j'ai compris que quand je suis passé par l'épreuve dans la foi, que j'ai vu la victoire dans l'épreuve, c'est-à-dire Jésus manifester sa promesse comme il l'a dit, cette victoire m'a donné l'espérance que dans toute nouvelle épreuve il en sera de même.


L'espérance biblique n'est pas l'espérance humaine. L'espérance humaine consiste à dire :
"J'espère que cela ira, peut-être bien que oui, peut-être bien que non". Dans 1 Corinthiens 13:13, il est écrit : « Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, l'amour ; mais la plus grande de ces choses, c'est l'amour ». Certains ne comprennent pas comment au ciel on aura encore besoin de foi et d'espérance. Ils disent : "L'amour d'accord, on baignera dans l'amour, mais la foi et l'espérance ?" La définition biblique de la foi, dans Hébreux 11, nous dit : « C'est la ferme certitude des choses qu'on espère ». Donc, Dieu commence à nous donner des promesses. Ces promesses font naître en nous des espérances divines, mais Dieu ne veut pas qu'on s'arrête à l'espérance, Il veut que nous allions jusqu'au point où nous pouvons dire : "Maintenant je crois, j'ai la ferme certitude des choses que j'espère". C'est autre chose qu'une vague espérance. L'espérance divine, c'est une espérance qui dit : "Je sais que mon espérance ne sera pas déçue parce qu'elle s'appuie sur le rocher inébranlable du Seigneur et de sa Parole, qui ne change pas, qui ne ment pas".


Quand Dieu fait une promesse, il veut l'accomplir dans nos vies pourvu que nous croyions. Ce "pourvu" est un peu gênant, mais on sait que c'est Dieu qui donne la foi, donc, même là il pourvoit. La seule chose qu'il nous faut, c'est un coeur ouvert à l'action du Seigneur, un coeur qui ne résiste pas, un coeur honnête. Luc 18:11 nous rapporte la parabole du publicain et du pharisien. Le pharisien disait :


« Je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain... » Alors que le publicain disait : « O Dieu, sois apaisé envers moi qui suis un pécheur ». Et Jésus dit : « Celui-ci descendit dans sa maison justifié », alors que l'autre est reparti chez lui avec son fardeau sans même s'en douter. Etre honnête c'est dire : "Seigneur, je reconnais ce que je suis devant toi, mais j'ai confiance en toi, parce que je sais que cela ne va pas en rester là".


Dans Romains 8, au verset 29, il est écrit : « Ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils ». On a écrit beaucoup de choses sur la prédestination. En fait, c'est très simple : Dieu veut que tous les hommes soient sauvés ; je ne peux pas croire que Dieu dise : "Je vais créer celui-là pour qu'il soit perdu, celui-là pour qu'il soit sauvé", ce n'est pas la révélation que j'ai de mon Dieu, le Dieu de la Bible. Il a donné Christ pour le salut de l'humanité entière, mais il connaît d'avance les coeurs de tous les hommes. Il sait d'avance qui va répondre oui, et qui va répondre non à l'appel de la Croix et du Seigneur Jésus. Il voit d'avance que quelqu'un va persévérer jusqu'au bout dans la rébellion, la résistance au Seigneur Jésus. Il le prédestine à ce moment-là à être perdu, mais cette personne pouvait choisir, et s'il voit que la personne va accepter le Seigneur et persévérer jusqu'au bout dans cette foi, il la prédestine à être sauvée.


Il dit : « Il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils ». Est-ce que vous avez accepté de le croire ? Ou est-ce que vous continuez à dire : "Mais moi, je me connais ! Quelqu'un comme moi, qu'est-ce que Dieu peut en faire ? Jamais, je ne pourrai être à l'image de Jésus !" Tu te connais peut-être, mais est-ce que tu connais la puissance de Dieu pour changer une pierre en adorateur ?


La foi déplace les montagnes, c'est la foi de Dieu, c'est Dieu qui déplace les montagnes en fait, mais il les déplace parce que nous osons croire dans les promesses qu'il nous donne. Il nous donne une promesse, il nous donne la foi correspondante, et il nous dit : "La seule chose que je veux, c'est que tu ouvres ton coeur et que tu me demandes de te révéler ces choses par le Saint-Esprit pour que tu les comprennes".


Jésus a dit : « Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » (Jean 11:40). Et je crois que l'Eglise du
Seigneur Jésus a trop longtemps négligé par incrédulité ce que le Seigneur Jésus voulait faire en elle par la puissance de son Esprit et de sa Parole. Trop souvent, nous nous comportons en mendiants spirituels alors que Dieu nous a déjà donné en Christ un héritage céleste splendide où il n'y a rien à redire. Tout a été accompli d'avance par notre Sauveur et cet héritage nous appartient par la foi en Jésus-Christ. Dans cet héritage, il y a cette promesse : "Dieu te prédestine à être semblable à l'image de son Fils" parce que ce n'est pas toi qui vas le faire, ce n'est pas toi qui vas y arriver, c'est Christ en toi si tu le laisses vivre. Et il ne peut vivre en toi que si tu acceptes sa Parole sans aucun compromis, sans rien y ajouter, sans rien en retrancher.
Vous connaissez le sort qui a été réservé à Adam et Eve. "Si vous mangez du fruit de cet arbre, vous mourrez certainement". Aujourd'hui on pourrait dire "Mais Seigneur, tu es quand même bien sévère ! Qu'est-ce que manger un fruit ? Il y en a qui font bien pire que cela aujourd'hui ! Manger un fruit défendu, et tu es condamné à mort pour un fruit défendu !" Mais en fait, ce n'était pas le fruit qui était mortel, c'était le fait simplement de désobéir au Seigneur, d'ajouter ou de retrancher quelque chose à sa Parole.


Quand le malin, le serpent s'est approché d'Eve pour lui dire : "Dieu a-t-il réellement dit :
Vous ne mangerez pas du fruit de cet arbre ?" La réponse d'Eve était caractéristique, elle a répondu :


« Dieu a dit : vous n'en mangerez pas et vous n'y toucherez pas de peur que vous ne mouriez ». Elle avait ajouté quelque chose à ce que Dieu avait dit. Dieu n'avait pas interdit de le toucher, Il avait interdit de le manger et elle avait retranché quelque chose à la sévérité de la condamnation : "De peur que vous ne mouriez", cela voulait dire : "Il se peut que, mais ce n'est pas une certitude", or Dieu avait dit à Adam : « Le jour où tu en mangeras, tu mourras ».
Et dans mon coeur, j'ai la crainte de l'Eternel d'ajouter ou de retrancher quoi que ce soit à sa
Sainte Parole pour ma propre vie et pour la vie de ceux qui m'écoutent. « Le Saint-Esprit vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16:13). Dieu n'a pas de plus grande joie que de nous voir marcher dans la vérité parce que la vérité, c'est Jésus. Je sais que ceux qui ont le coeur sincère recevront de Dieu la révélation de la vérité même si ils ont pu être conduits dans l'erreur, comme cela m'est parfois arrivé. Je prie le Seigneur de m'éviter d'y retomber, Le Saint-Esprit nous dira : "Tu t'es trompé là, je te le montre par ma Parole, es-tu prêt à te remettre en cause ?"


Lisons un autre passage dans Colossiens 1, à partir du verset 9 : « C'est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d'une manière digne du Seigneur ». Marcher d'une manière digne, ce n'est pas s'efforcer d'obéir à des commandements : "Tu feras ceci, tu ne feras pas cela", c'est laisser la vie du Seigneur me remplir tellement que cette vie va me porter à marcher dans l'obéissance, parce que j'ai accepté la vérité dans mon coeur.


Paul dit qu'il ne cesse de prier, et nous devons faire nôtre sa prière. C'est sûr que nous devons parfois dire : "Seigneur, donne-moi un travail, Seigneur, j'ai besoin d'argent ou Seigneur j'ai besoin de ceci ou de cela, guéris-moi" Ce sont des prières légitimes, mais cette prière de Paul, est-ce qu'elle est la prière primordiale de notre vie ? « Nous ne cessons de prier pour vous et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté ». Veillons à prier sans cesse en disant : "Seigneur, remplis-moi de la connaissance de ta volonté pour ma marche pratique de tous les jours quand je dois faire des choses qui ne sont pas inscrites dans ta Parole". S'il faut changer de travail, s'il faut démissionner ou pas, s'il faut changer de ville, ce n'est pas écrit dans la Parole, mais le Saint-Esprit va nous le montrer.


Est-ce que tu as le désir dans ton coeur, d'obéir à ton Dieu de tout ton coeur par amour pour lui, pour marcher d'une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréable ? Ce n'est pas par nos propres efforts. Il faut laisser le Seigneur faire son travail en nous puisqu'Il nous prédestine à être semblables à son image. A partir de là, ne vous étonnez plus de rien parce que vous donnez carte blanche au Seigneur et Il va accomplir dans votre vie ce qu'Il veut accomplir pour se glorifier en vous et vous remplir de sa présence et de sa paix, pour faire de vous une source d'eau vive dans ce monde qui en a besoin.


Dans un pays sec, quelle joie après une longue marche dans la montagne, de rencontrer une source fraîche qui jaillit du rocher et qui nous désaltère. Dieu veut se servir de nous pour que nous soyons une source d'eau fraîche pour ceux qui ont soif. Cette source qui jaillit de notre coeur, c'est Jésus lui-même qui se manifeste en nous pour abreuver les autres. Nous l'avons laissé faire et Il a pris ce faible instrument que nous sommes pour en faire des canaux de sa bénédiction.
« Portant des fruits en toutes sortes de bonnes oeuvres, croissant par la connaissance de
Dieu » (Colossiens 1:10). Ce qui va te faire croître, c'est une meilleure connaissance personnelle de Dieu, une connaissance intime dans l'esprit, par sa Parole et par son Esprit, de Dieu, de sa nature, de son caractère, de son plan, de ce qu'Il a fait, de ce qu'Il est. N'a-t-il pas dit : « Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur » (Jérémie 29:13).
Colossiens 1:11 nous dit : « Croissant par la connaissance de Dieu, fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse ». C'est Dieu qui va te fortifier à tous égards. Quand tu es dans l'affliction, que tu es las, mais que ton coeur est tout entier pour le Seigneur, tu dis : "Seigneur, je compte sur toi, je sais que tu vas me faire sortir de l'affliction en vainqueur, parce que c'est ta promesse", et il va te fortifier à tous égards, même si tu ne t'en rends pas compte sur le moment, même si tu te sens près de la mort ou faible. C'est dans ta faiblesse que Dieu va manifester sa puissance : « ...fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse en sorte que vous soyez toujours et avec joie, persévérants et patients ».


Je lirai maintenant dans Hébreux 10, à partir du verset 32 : « Souvenez-vous de ces premiers jours où après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances... ».


C'est l'école de Dieu : après avoir été éclairés, c'est le combat. Chaque fois que tu reçois une révélation nouvelle, tu vas être testé. Ce n'est pas pour te détruire, c'est pour te donner l'occasion de passer le test en vainqueur et de glorifier Dieu. Si nous passions une vie sans épreuve, nous serions plus tranquilles, mais nous n'aurions jamais l'occasion de progresser spirituellement. Ce n'est pas ce qui m'arrive qui compte d'abord pour Dieu, c'est la manière dont je vais réagir à ce qui m'arrive.


« ...d'une part exposés comme en spectacle aux opprobres et aux tribulations, et de l'autre, vous associant à ceux dont la position était la même. En effet vous avez eu de la compassion pour les prisonniers et vous avez accepté avec joie l'enlèvement de vos biens... ». Si demain, tous tes biens t'étaient enlevés, l'accepterais-tu avec joie ?


« ...sachant que vous avez dans les cieux des biens meilleurs et qui durent toujours.
N'abandonnez donc pas votre assurance à laquelle est attachée une grande rémunération ». Cette assurance c'est la ferme certitude que ton Dieu va intervenir parce qu'il l'a promis. Il ne te délaissera pas, il ne t'abandonnera pas. Même si tu passes par l'affliction, sache que Dieu a un plan caché que tu ne connais pas. Et un jour il t'expliquera toutes choses, tes bras vont en tomber d'étonnement, et tu diras : "Seigneur, je comprends maintenant que tu étais là dans l'épreuve, que tu m'entourais de tes bras d'amour et je ne le voyais pas".


« Car vous avez besoin de persévérance (de patience dans l'épreuve), afin qu'après avoir accompli la volonté de Dieu (l'obéissance à la Parole), vous obteniez ce qui vous est promis.
Encore un peu, un peu de temps, celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. Et le juste vivra par la foi, mais, s'il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui ». Se retirer, c'est abandonner la persévérance de la foi. Et quand on abandonne la persévérance de la foi, ce n'est pas que l'épreuve est trop grande, c'est que nos yeux ont quitté le Seigneur Jésus et sa Parole, et quand nos yeux quittent le Seigneur Jésus et sa Parole, on sombre ! Souvenez-vous de Pierre qui marchait sur les eaux, une parole de Jésus avait suffit : « Viens ». Il marche sur l'eau. Il quitte Jésus des yeux, il voit la tempête, le vent. Comme il avait quitté Jésus des yeux, la peur, l'angoisse, la crainte sont venues et il a coulé.


Mais il a eu la bonne réaction : "Seigneur, à l'aide !" et Jésus est venu, l'a relevé et ils sont retournés en marchant sur l'eau vers le bateau. Donc, il peut nous arriver de couler parce que nous avons peur.


Dieu nous connaît tellement bien ! Quand Pierre a crié "Jésus à l'aide!" vous croyez qu'il a crié dans l'incrédulité pensant que Jésus n'allait pas l'aider ? Il a crié avec confiance parce qu'il connaissait son Seigneur. Donc si nous crions là encore "Jésus, à l'aide !" de tout notre coeur, il est là pour nous aider.


Je lirai au chapitre 11 et au verset 1 de l'épître aux Hébreux : « La foi est une ferme assurance des choses qu'on espère ». Il y a premièrement l'affliction, puis la victoire dans l'épreuve, et enfin l'espérance. « Pour l'avoir possédée (la foi), les anciens ont obtenu un témoignage favorable ». Comment peux-tu posséder la foi ? En acceptant cette foi comme un cadeau que le Seigneur te donne.

Jésus est « l'auteur et le consommateur de la foi » (Hébreux 12:2), c'est-à-dire : celui qui a créé la foi, et celui qui amène la foi à la perfection. Au début du livre de l'Apocalypse, vous savez que le Seigneur Jésus s'adresse aux sept Eglises. Ces sept Eglises représentent un échantillon complet de l'état de toute l'Eglise dans tous les temps, y compris maintenant. Et sur les sept, il y en a seulement deux auxquelles il ne fait aucun reproche. A toutes les autres, il dit : "J'ai quelque chose à te reprocher" (plus ou moins sévèrement), et notamment à la dernière qui est l'Eglise de la fin des temps, c'est-à-dire la nôtre : Laodicée.


Mais deux d'entre elles étaient fidèles. Apocalypse 2:8 dit : « Ecris à l'ange de l'Eglise de
Smyrne, voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort et qui est revenu à la vie : Je connais tes oeuvres, ta tribulation et ta pauvreté, bien que tu sois riche, et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas ». On pourrait dire aussi les calomnies de la part de ceux qui se disent Chrétiens et ne le sont pas. Donc, Dieu dit à cette église fidèle : "Je connais ta tribulation, tes épreuves, toutes tes afflictions". « Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici le diable jettera quelques uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie ».


Le conseil de Jésus pour nous, c'est celui-ci : "Sois persévérant jusqu'au bout, ne crains pas les épreuves, je suis là, sois fidèle". Qu'est-ce que cela veut dire : « Sois fidèle jusqu'à la mort » ? Cela veut dire deux choses : d'une part, sois fidèle jusqu'à ce que la mort arrive ou jusqu'à ce que l'enlèvement de l'Eglise se produise, et d'autre part, sois fidèle jusqu'au point où tu acceptes de mourir pour Jésus. Si on venait te trouver en disant : "Ecoute, tu vas renoncer à ton Seigneur Jésus ou je te coupe la tête", que dirais-tu ? Tu entends la voix du Seigneur qui te dit : « Sois fidèle jusqu'à la mort ». Dans plusieurs pays, de nos jours, des chrétiens sont mis à mort. Je suis sûr qu'à ce moment là, le Seigneur donne la force d'accepter le martyre à ceux qui ont le coeur sincère. On voit dans le cours de l'histoire que tous les martyrs ont compris que c'était le plan de Dieu pour eux, et ils sont allés au martyre avec joie parce qu'ils étaient surnaturellement soutenus par l'Esprit du Seigneur.


L'Eglise de Smyrne est la première Eglise à qui Jésus ne fait aucun reproche. L'autre c'est l'Eglise de Philadelphie, Le mot Philadelphie vient du grec Philo "qui aime" et Adelphos "les frères", donc qui a l'amour des frères. Apocalypse 3:7 : « Voici ce que dit le Saint, le Véritable (le Seigneur Jésus), celui qui a la clé de David, celui qui ouvre et personne ne fermera, celui qui ferme et personne n'ouvrira ». Quand Dieu a décidé de fermer une porte, qui peut l'ouvrir ? Quand Dieu a décidé de l'ouvrir, qui peut la fermer ? « la clé de David » : la clé est toujours un symbole d'autorité et de puissance. Le portier du ciel, c'est Jésus-Christ, c'est lui qui a la clé de David et de son Royaume.


C'est lui qui ouvre et qui ferme et en particulier les coeurs et Il dit : « Je connais tes oeuvres (je sais comment tu vis, je connais tout). Voici parce que tu as peu de puissance (tu as peu de puissance parce que tu ne comptes pas sur tes propres forces, tu comptes sur ma puissance") et que tu as gardé ma Parole, et que tu n'as pas renié mon nom... » Renier le nom de Jésus-Christ, c'est vivre dans le compromis, c'est rejeter sa Parole, et dire : "cela n'est pas bon pour moi. Cela Seigneur, c'est trop dur !" Et garder sa Parole, c'est la mettre en pratique simplement, sans discussion, avec amour par sa puissance qui agit en nous.


« Parce que tu n'as pas renié mon nom, j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer ». Cette porte c'est le Seigneur Jésus lui-même ! « Je suis la porte » (Jean 10:7-9). Si ton coeur est bien disposé pour le Seigneur, si tu aimes la vérité, si tu veux que Jésus fasse le travail dans ton coeur pour te changer à son image et te rendre persévérant, que va-t-il se passer ? Jésus dit :


"Je t'ouvre la porte de la communion entre toi et moi, je t'ouvre la porte qui est moi-même, qui accède à mon intimité et je vais me révéler à toi, parce que je vois dans ton coeur que tu veux garder ma Parole. Je vais me révéler à toi et tu auras de moi une connaissance que tu n'as pas encore eue, parce que je vois que tu es fidèle". Personne ne pourra fermer cette porte, tu auras accès à la connaissance personnelle, vivante, de Jésus-Christ, et tu vas pouvoir recevoir de lui la vie nécessaire pour mettre cette Parole en pratique.


« Je te donne de ceux de la synagogue de Satan (il dit à peu près la même chose aux deux
Eglises fidèles), qui se disent Juifs et ne le sont pas (il savait qu'il y avait un problème avec ceux qui se disaient Juifs et qui ne le sont pas, comme il y a aujourd'hui ceux qui se disent Chrétiens mais qui sont des loups ravisseurs déguisés en brebis), mais qui mentent ; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds et connaître que je t'ai aimé. Parce que tu as gardé la Parole de la persévérance en moi... » La Parole de Dieu est la première cause d'afflictions et d'épreuves sur cette terre. Plusieurs meurent ou sont morts à cause de cette Parole parce qu'ils ont voulu rester fidèles.


Nous aussi nous comptons sur Dieu pour qu'Il nous soutienne jusqu'au bout.
Et dans Apocalypse 3:10, Jésus dit : « Tu as gardé la Parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre» (certaines traductions disent "à l'heure de l'épreuve qui va venir sur le monde entier").


Dieu nous a prévenu qu'une épreuve, une tentation vient sur le monde entier pour l'éprouver, et cette tentation sera envoyée par Dieu.


2 Thessaloniciens 2:10 dit : « ...parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d'égarement pour qu'ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice, soient condamnés ». Dieu dit pourquoi cela arrive : parce qu'ils ont préféré le péché et qu'ils n'ont pas aimé la vérité pour être sauvés !


Dieu a donné sa Parole, Dieu a donné son Esprit, Dieu a donné Jésus, Il attend de nous que nous ayons un coeur ouvert et il va tout accomplir dans la vie de ceux qui ont un coeur ouvert. Mais si nous rejetons sa Parole, si nous la refusons et si nous persévérons dans le rejet, le Seigneur dit qu'un jour viendra, où le jugement va se manifester par un esprit d'égarement. C'est cela la grande tentation qui vient sur le monde entier, un esprit de mensonge pour qu'ils croient au mensonge afin qu'ils soient perdus. C'est une forme de jugement de Dieu sur ceux qui ont refusé la vérité. C'est quelque chose de terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant, mais je n'ai pas cette crainte dans mon cœur parce que j'ai dit : "Seigneur, je veux avoir un coeur honnête et bon, je suis ton enfant, je t'aime et je te fais confiance et je n'attends pas ton jugement sur moi. J'attends ta grâce et ta miséricorde".


Je sais que je m'adresse ici ce soir à des hommes et des femmes qui ne résistent pas au
Seigneur et à sa Parole, soyez donc encouragés par ces paroles. Si votre coeur est bien disposé, le
Seigneur vous dit : « Je te garderai à l'heure de la tentation ». Seul Jésus peut nous garder de ce genre d'épreuve. "Je te garderai dans ma communion, je te garderai dans la connaissance de la vérité.


Tu traverseras cette épreuve dans la victoire parce que tu me connaîtras et je serai avec toi, et là tu pourras persévérer jusqu'au bout."


Apocalypse 3:11 dit : « Je viens bientôt ». C'est une expression qui peut aussi se traduire par :
"Je viens soudain". Quand le Seigneur Jésus reviendra, ce sera soudainement, mais nous serons prêts.


« Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. ».
Seigneur, mon Dieu, je veux en terminant, te prier pour que tu rendes toi-même ta Parole
vivante dans tous nos coeurs et que cette Parole produise du fruit, pour que tu fortifies par ta force puissante toutes tes brebis et que nous puissions recevoir de toi, d'en haut, ce que tu veux nous donner, que nous puissions te laisser agir librement dans nos coeurs et recevoir en particulier tout ce qui nous manque maintenant. Père, je te prie de nous donner la foi dont nous avons besoin, la révélation de ta Parole, la connaissance de toi-même, et de nous équiper entièrement pour que nous soyons persévérants et patients jusqu'au bout, pour pouvoir glorifier ton nom. Dans le nom de Jésus- Christ je te prie, Seigneur, Amen



Source : C9 Source de Vie http://www.sourcedevie.com

© SdV - Toute reproduction autorisée et même encouragée mis le 11/12/2006
Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.

jeudi 22 novembre 2012

Codes secrets de la Bible, mythe ou réalité ?

Article de :  Henri Viaud-Murat

Depuis la découverte de savants israéliens sur les codes secrets de la Bible, dont s'est fait l'écho le best-seller de Michael Drosnin, beaucoup de 'révélations' ont enflammé les esprits. Les découvertes scientifiques les plus récentes prouvent qu'il s'agit en fait d'un phénomène purement fortuit, qui existe dans n'importe quel texte de n'importe quelle langue. Ceci nous ramène sagement au texte en clair de la Bible!

Il y a longtemps que plusieurs chercheurs ou rabbins ont découvert que le texte de la Bible semblait comporter une structure cachée qui obéissait à certaines règles mathématiques. Les travaux d'Ivan Panine sont les plus connus. Au début du XXe siècle, le rabbin Michael Ber Weissmandel fut le premier à réaliser quelques recherches sérieuses sur le texte hébreu de l'Ancien Testament. Vers 1980, certains de ses élèves ont repris ses recherches, en utilisant les services de l'informatique.

Les découvertes des savants Israéliens.

En 1994, trois scientifiques Israéliens publient un article qui mit six ans à être accepté par le très sérieux Journal of Statistical Science. Il s'agissait de Doron Witztum, physicien, d'Eliahu Rips, professeur de mathématiques à l'Université Hébraïque de Jérusalem, et de Yoav Rosenberg, étudiant en Informatique.

Ils affirmaient avoir prouvé que les noms de 64 grands sages et rabbins du Judaïsme, ayant vécu entre l'an 1 et l'an 1000, se trouvaient "codés" dans un texte relativement court du Livre de la Genèse, avec leurs dates de naissance et de décès. Ils avaient évalué la probabilité pour que ce soit du pur hasard à une chance sur 2,5 milliards.

Le principe du "codage" était simple : les lettres composant les noms de ces sages se trouvaient réparties au milieu du texte de la Genèse, à des intervalles réguliers, définis comme étant des "sauts de lettres équidistantes." Par exemple, le mot "rave" se trouve "codé" à l'intérieur du mot "relativement", si l'on prend la 1e, la 4e, la 7e, et la 10e lettre de ce mot. On commence par présenter le texte de la Bible de manière suivie et linéaire, sans espaces ni ponctuations. On établit ensuite des tableaux de lettres correspondant au nombre de sauts de lettres équidistants que l'on étudie, selon le mot codé trouvé, afin de découvrir tous les autres mots codés se trouvant dans ce tableau, un peu à la manière des mots construits dans les tableaux de lettres du scrabble.

Les chercheurs Israéliens ont conclu que ces messages codés ne pouvaient pas être le fruit du hasard, et qu'ils devaient avoir été intentionnellement inclus dans le texte de la Bible par une intelligence supérieure. Pour eux, il ne pouvait s'agir que de Dieu.

Ils ont en outre affirmé que de tels messages codés ne se trouvaient que dans le texte hébreu massorétique de la Bible, et ne pouvaient être décelés dans aucun autre texte. On peut, certes, trouver des mots encodés dans tout texte intelligible, mais ces mots, d'après les chercheurs Israéliens, n'ont aucun rapport les uns avec les autres, ni avec le contenu du texte en clair. Ces chercheurs affirmaient pouvoir prouver que les messages codés de la Bible formaient un ensemble cohérent, et s'articulaient de manière intelligible avec le texte même de la Bible.

Ils ont présenté leurs travaux à plusieurs grands mathématiciens et statisticiens, dont la plupart ont fait des remarques positives, ou ont confirmé ces recherches.

Les conséquences extraordinaires de ces découvertes.

La découverte de ces "codes" a eu un retentissement extraordinaire. De nombreux chercheurs, croyants ou incroyants, se sont lancés avec ardeur dans la vérification des travaux des Israéliens. Des articles sensationnels ont été publiés dans la presse religieuse ou laïque. On a découvert toutes sortes de messages codés dans toute la Bible, annonçant de manière "irréfutable" des événements qui se sont produits bien longtemps après l'époque de la rédaction de la Bible, depuis l'assassinat d'Anwar El Sadate, jusqu'à la Shoah, les camps de concentration, en passant par l'assassinat de Rabin, la création de l'Etat d'Israël, etc…

La communauté scientifique commença à s'intéresser sérieusement à la question. Il s'agissait d'un défi intéressant à relever, que l'on soit "pour" ou "contre" a priori. Il était important de répondre avec précision, et d'une manière parfaitement incontestable, aux questions fondamentales suivantes :

  • Les codes secrets sont-ils une réalité irréfutable dans la Bible ? (En d'autres termes, les savants Israéliens avaient-ils raison, ou tort ?)
  • Si les codes sont une réalité prouvée, qui les a introduits ? Même si l'on réussit à prouver qu'il existe bien des codes dans la Bible, cela ne prouve pas nécessairement que ces codes ont été introduits par Dieu.
De nombreux articles et ouvrages paraissent en peu de temps. Les partisans de l'existence de codes secrets sont nombreux et enthousiastes, mais ils sont souvent désunis et antagonistes, selon qu'il s'agisse de Chrétiens ou de Juifs orthodoxes, de chercheurs empiriques et subjectifs, ou de scientifiques utilisant des méthodes objectives.

D'un autre côté, les sceptiques sont plus unis, et travaillent en collaboration étroite. Pour pouvoir prouver le phénomène des codes, il faut, d'après eux :

  • Faire des expériences rigoureusement scientifiques.
  • Définir clairement à l'avance ce que l'on cherche, en énonçant une hypothèse précise, qui doit être vérifiée par des méthodes scientifiques. Toute observation fortuite non définie à l'avance est suspecte et doit être écartée.

Les plus importants de ces sceptiques sont :

  • Le Professeur et Docteur Brendan McKay, mathématicien de l'Université Nationale d'Australie.
  • Le Docteur James D. Price, Ingénieur et Professeur d'Hébreu, de Chattanooga, aux Etats-Unis.
  • Barry Simon, Juif Orthodoxe, Mathématicien de l'Université Caltech de Californie.
  • Le Docteur Randall Ingermanson, Physicien de l'Université Columbia à Berkeley, en Californie
  • Le Professeur Dror Bar-Nathan, de l'Institut de Mathématiques de l'Université Hébraïque de Jérusalem.

Parmi les premiers partisans résolus des codes figurent à cette époque les chercheurs américains Guy Cramer et Lori Eldridge, le journaliste Michael Drosnin, et les auteurs chrétiens Grant Jeffreys et Yacov Rambsel.

Lori Eldridge parvint à montrer :

  • Que les codes se trouvent insérés dans des passages en clair qui donnent un message similaire, ou un message qui se rapporte directement à celui du texte codé.
  • Que les codes se trouvent groupés dans des textes bibliques compacts, à des distances assez réduites, et qu'ils sont tous interconnectés de manière significative.

En juin 1997, Michael Drosnin, journaliste américain, Juif agnostique, publie son livre sur le Code Secret de la Bible. Ce livre devient vite un best-seller mondial. Pour Drosnin, l'existence d'un code secret dans la Bible ne fait aucun doute, mais il l'attribue à l'intervention d'une intelligence extra-terrestre et non à celle de Dieu. Son livre a fait l'objet de nombreuses critiques méthodologiques de la part de la communauté scientifique.

Grant Jeffreys, Chrétien évangélique, a écrit trois livres mentionnant le code secret de la Bible, dont "La signature de Dieu." Il est un partisan convaincu de l'existence des codes, et de leur origine divine.

Yacov Rambsel, Pasteur Juif Messianique, a publié deux livres tendant à prouver que le nom de Jésus (Yeshua), ainsi que les noms des disciples de Jésus et de nombreux autres personnages bibliques, étaient codés dans de nombreux passages de la Bible. Il a ainsi identifié, sans l'aide d'aucun ordinateur, 41 noms bibliques codés dans un court passage des chapitres 52 et 53 du Livre d'Esaïe.

Les recherches récentes dévoilent la vérité.

Après plusieurs années de révélations éclatantes apportées par les partisans des codes, la situation a considérablement évolué au cours des dernières années, en leur défaveur. En effet, de nombreux chercheurs, qu'ils soient Chrétiens, Juifs, ou incroyants, ont publié toute une série d'études fondamentales, qui remettent complètement en cause la réalité des codes secrets. Ils ont pu ainsi prouver :

  • Que les travaux initiaux de Witztum, Rips et Rosenberg étaient entachés de nombreuses erreurs méthodologiques et scientifiques. Cinquante éminents experts scientifiques, mathématiciens et statisticiens, ont signé un article commun dénonçant les insuffisances scientifiques de ces travaux. Ils ont pu démontrer que les premiers experts, à qui les chercheurs Israéliens avaient confié leurs travaux pour les vérifier, n'avaient pas décelé certaines erreurs élémentaires, notamment par le choix des données de départ (les noms des sages), par l'utilisation de processus d'optimisation qui permettaient de mieux atteindre les résultats désirés, et par des calculs de probabilités inexacts. Il n'entre pas dans le cadre de cet article d'exposer le détail de ces critiques, mais nous donnons en annexe une liste de sites Internet, en général anglophones, que les initiés pourront consulter.
  • Que des "codes secrets" identiques à ceux de la Bible existent dans n'importe quel texte écrit dans n'importe quelle langue intelligible, avec simplement une probabilité d'apparition plus grande que dans le cas d'un ensemble incohérent de lettres sans signification.

Le défi de Drosnin relevé.

Le 9 juin 1997, Michael Drosnin avait déclaré, dans le magazine Newsweek : "Si ceux qui me critiquent parviennent à trouver dans Moby Dick (le célèbre roman d'Herman Melville) un message codé annonçant l'assassinat d'un Premier Ministre, je les croirai !"

Il a été pris au mot par le Professeur Brendan McKay, qui a étudié le texte anglais de Moby Dick, et qui est parvenu à prouver, d'une manière indiscutable, que ce texte contenait, de manière codée, exactement comme dans la Bible, l'annonce des assassinats :

  • D'Indira Gandhi, Premier Ministre de l'Inde.
  • De René Moawad, Président du Liban.
  • De Léon Trotski.
  • De Martin Luther King.
  • Du Chancelier Autrichien Dollfuss.
  • De John F. Kennedy.
  • De Robert Kennedy, avec mention du nom de son assassin, Sirhan Sirhan.
  • D'Abraham Lincoln.
  • De Yitzhak Rabin.

À chaque fois, la "prédiction" de ces assassinats était associée à tout un ensemble de mots "codés" révélant des noms de personnages ou des détails associés à ces assassinats, et se trouvait "accrochée" à un passage du texte en clair qui était cohérent avec la prédiction !

Brendan McKay a même trouvé dans Moby Dick l'annonce codée de la mort de Lady Diana, avec le nom de son amant Dodi et celui du chauffeur du véhicule !

Il a démontré que ces messages prétendument codés résultaient du pur hasard, sans qu'aucune loi de probabilité ne soit violée, et que n'importe quel texte dans n'importe quelle langue contenait des "codes" semblables présentant le même phénomène. Il l'a prouvé notamment pour des textes en Tchèque, en Russe, en Anglais, et en Hébreu.

Il a en outre demandé à son ordinateur de sortir, dans le texte de Moby Dick, la liste de tous les mots "OCEANS" obtenus de manière "codée," c'est-à-dire avec tous les sauts de lettres équidistants possibles. Il a ainsi obtenu 13.905 codes pour OCEANS. Il a ensuite examiné tous ces codes, dans leur contexte, pour voir si ce mot OCEANS n'était pas associé à une phrase intelligible. Il a ainsi trouvé, après avoir à peine examiné les 400 premiers codes, la phrase suivante : "OCEANSHOLDJOY" (OCEANS HOLD JOY, c'est-à-dire, en français : "Les océans détiennent la joie").

Il s'est ensuite posé la question suivante : "Quelle est la probabilité pour que cette phrase se soit formée par hasard ?" En calculant la réponse à cette question, il a trouvé que cette phrase avait 1 chance sur 13,7 millions de se produire par hasard.

Mais il a montré ensuite que cette question était une mauvaise question. La vraie question qu'il fallait se poser était la suivante : "Quelle est la probabilité pour que le texte de Moby Dick contienne une phrase intelligible codée, dans laquelle se trouve le mot OCEANS ?"

Cette question est trop imprécise pour que l'on puisse calculer une probabilité mathématique. Mais on peut penser que cette probabilité n'est pas très faible, et qu'elle peut même être élevée, compte tenu du très grand nombre de mots "codés" se trouvant dans n'importe quel texte de longueur suffisante.

Brendan McKay a donc prouvé que les chercheurs Israéliens s'étaient posé les mauvaises questions, et avaient calculé de vraies probabilités sur ces mauvaises questions. Au lieu de se dire : "Quelle est la probabilité pour que telle phrase codée, découverte dans la Bible, se soit formée au hasard ?", ils auraient dû se demander : "Quelle est la probabilité pour que le texte de la Genèse contienne une phrase intelligible codée, contenant par exemple le mot Yeshua (Jésus) ?" Une telle probabilité est impossible à évaluer, car elle fait appel à trop d'inconnues.

Les découvertes des sceptiques s'accumulent rapidement.

C'est ainsi que Brendan McKay et Dror Bar-Nathan ont repris en mai 1999 l'expérience de Witztum, Rips et Rosenberg, concernant les grands sages du Judaïsme, et l'ont reproduite, dans les mêmes conditions, sur un segment du texte hébreu de "Guerre et Paix" de Tolstoï, de 78.064 lettres, correspondant au nombre de lettres de la Genèse.

Ils ont découvert les mêmes résultats que les chercheurs Israéliens ! C'est-à-dire que les noms de ces sages Juifs, avec leurs dates de naissance et de mort, se trouvaient "encodés" dans le texte hébreu de "Guerre et Paix," avec même une précision plus grande que dans le texte de la Genèse ! McKay et Bar-Nathan ont en effet prouvé à cette occasion que les chercheurs Israéliens avaient commis de multiples erreurs dans la transcription des noms réels de ces sages, ou de leurs dates de naissance et de mort. Les chercheurs Israéliens ont en outre fait preuve de trop de subjectivité dans le choix et la manipulation des données. Ils n'ont certainement pas voulu consciemment truquer leur expérience, mais ils y ont introduit assez de subjectivité pour fausser les résultats.

De son côté, le Docteur James Price a pu prouver :

  • L'existence de "codes négatifs" dans la Bible. Par exemple, il a trouvé les messages codés suivants : "Dieu est une chose détestable," "Dieu est une abomination et un devin." D'autres "codes négatifs" proclament : "Haïssez Jésus," "Chassez Jésus," "Jésus n'est pas Dieu," etc… Certains messages codés négatifs se trouvent même inclus dans des textes bibliques qui disent le contraire en clair. Par exemple, Price a découvert, dans le passage du Psaume 20:6-9, le message codé suivant : "Il n'y a pas de salut en Jésus."

  • L'existence de nombreux "codes contradictoires." C'est-à-dire qu'il a découvert, pour chaque expression codée, l'existence d'une expression codée affirmant le contraire. Par exemple : "Il y a un Dieu," et "Il n'y a pas de Dieu." "Il y a un ciel," et "Il n'y a pas de ciel," etc… Price a fait une recherche systématique sur tous les mots hébreux du Livre de la Genèse. Sur 2.482 mots testés, il a trouvé 1.722 codes contradictoires. Le nombre de codes diminue quand la taille des mots augmente, comme on doit s'y attendre mathématiquement. La plupart de ces codes tombent dans les résultats que les lois statistiques peuvent prédire.


À propos des mots longs, Brendan McKay a effectué en mars 1999 un test objectif, qui a pris 90 heures d'ordinateur. Il s'agissait de trouver tous les mots composés de 12 lettres consécutives, dans le texte de la Genèse. Puis il a demandé à l'ordinateur de compter le nombre de fois où ces mots apparaissaient de manière codée, dans tous les sauts de lettres équidistants possibles.

McKay a ainsi trouvé 75.622 mots de 12 lettres. Aucun n'apparaît sous forme codée ! Il a refait l'expérience pour les mots de 11 lettres. Il en a trouvé 74.819. Seuls dix d'entre eux apparaissent de manière codée dans la Genèse. Ce résultat correspond exactement aux lois du hasard.

D'autres recherches ont prouvé que les noms de personnages bibliques ne sont pas codés quand ils sont trop longs. C'est ainsi que l'on n'a trouvé aucun code pour les noms suivants : "Jésus de Nazareth," "Jésus le Fils de Dieu, "Jésus le Messie," ou "Salomon fils de David." Si des codes évidents avaient existé pour ces noms longs, cela aurait ôté bien des ambiguïtés aux recherches sur les codes. En effet, Dieu était parfaitement capable d'insérer des codes facilement identifiables pour ces noms longs, s'Il avait voulu le faire.

Pour McKay, le résultat est clair : il n'y a dans la Bible aucun code secret introduit délibérément par une intelligence supérieure.

La Bible reste certes un livre unique inspiré totalement par Dieu. Mais Dieu n'y a introduit aucun code secret particulier.

James Price a aussi démontré que l'on pouvait trouver une grande quantité de mots codés dans de tout petits passages de la Bible. Par exemple, dans le seul passage allant d'Esaïe 52:13 à 53:12, comprenant 15 versets, 202 mots et 800 lettres, Price a trouvé 160.650 mots hébreux d'au moins trois lettres qui s'y trouvaient codés d'une manière ou d'une autre.

Cela constitue une preuve indiscutable de la très grande fréquence des "mots codés," non seulement en Hébreu, mais dans toutes les autres langues. Pour James Price, les conclusions sont également claires :

  • Il n'y a pas de codes secrets cachés intentionnellement dans la Bible.
  • Dieu n'est donc pas l'auteur des "codes" que l'on peut y découvrir.
  • L'existence des codes ne peut prouver que Dieu est l'auteur de la Bible.
  • Ce phénomène étrange se reproduit dans les textes de toutes les langues intelligibles.

James Price a étendu ses recherches au texte anglais de la New King James Version de la Bible, pour l'Ancien Testament. Il a ainsi découvert que le mot "God" (Dieu) se trouvait "codé" des milliers de fois dans chaque Livre important de la Bible, le mot "Lord" (Seigneur) des centaines de fois, le mot "Moses" (Moïse) des dizaines de fois. "Jésus" était souvent codé, et "Yaweh" de temps en temps. Dans le texte anglais du seul livre de Daniel, Price a découvert, sous forme codée, les mots "Daniel" (37 fois), "God" (792 fois), "Lord" (63 fois), Moses (6 fois) et Jesus (2 fois).

Price signale même qu'un site Internet sataniste fait état de la découverte (aisément vérifiable) d'un message codé dans la Bible, version King James anglaise, selon lequel "Jésus est Satan," avec un saut de 666 lettres équidistantes !

Il faut également signaler la parution toute récente d'un ouvrage rédigé par le Docteur Randall Ingermanson, de l'Université Columbia à Berkeley, intitulé "Who Wrote the Bible Codes ?" (Qui a écrit les codes de la Bible ?)

C'est un ouvrage excellent, solidement fondé sur le plan scientifique. Il y démontre que toute l'excitation soulevée par la découverte des codes secrets ne repose sur rien de sérieux. Il s'est engagé dans la recherche sur les codes avec un esprit ouvert, prêt à accepter toute éventualité, pourvu qu'elle puisse être clairement prouvée. Ce livre devrait mettre un point final à la discussion sur les codes.

Randall Ingermanson a indiscutablement démontré dans son ouvrage que les codes bibliques correspondaient exactement à ce que pouvaient produire les lois du hasard. En plus de la Bible en Hébreu, il a étudié deux autres livres : "The Cat in the Hat," du Dr Seuss, et "Guerre et Paix," de Tolstoï. Il y a découvert des codes identiques. Il a aussi montré comment le fait que l'hébreu ne contienne pas de voyelles facilite grandement le travail de ceux qui croient à l'existence des codes.

Il faut enfin signaler les recherches et conclusions très pertinentes du Docteur Mark Perakh, Professeur de Physique dans une Université des Etats-Unis. Il s'était posé au départ les questions suivantes :

  • Quelle est la probabilité pour que les codes soient le produit du pur hasard ?
  • Les codes se rencontrent-ils ailleurs que dans la Bible ?
  • Une intelligence humaine peut-elle concevoir des codes semblables ?

Sans ordinateur, en quelques minutes, en étudiant des textes qu'il avait lui-même écrits en Russe et en Anglais, Perakh a découvert de très nombreux messages "codés." Il a aussi découvert que ces messages codés formaient des ensembles compacts cohérents et reliés entre eux.

Comme il parlait l'hébreu, il voulut ensuite appliquer et vérifier la méthode empirique du Pasteur Rambsel. Il choisit un livre écrit en hébreu moderne par un auteur contemporain, et identifia rapidement de nombreux messages codés, comme : "Yeshua est mon nom," "Yeshua est capable," "Le sang de Yeshua." Les sauts de lettres équidistants étaient variables : 3, 5, 6, 7 ou plus. Ces messages étaient exactement les mêmes que ceux que Rambsel avait découverts dans la Bible, et dont il s'était servis pour prouver son inspiration divine, ou pour prouver que Jésus est bien le Messie. Comme dans la Bible, les messages codés découverts par Perakh étaient situés dans un environnement proche, et interconnectés.

Perakh a ensuite étudié un livre traduit de l'anglais en hébreu, en aboutissant aux mêmes découvertes. Il a voulu se contenter de la méthode empirique de Rambsel, mais il était certain qu'il aurait trouvé bien plus de messages codés s'il avait eu recours à l'aide d'un ordinateur, ou s'il avait fait des recherches plus poussées.

D'après lui, toute langue contient une telle quantité de constructions possibles d'expressions et de phrases, qu'il existe un grand nombre de chances de rencontrer dans un texte quelconque n'importe quel mot codé, comme "Jésus" ou "Yeshua,", associé à d'autres termes significatifs. Il fait remarquer que Rambsel ne cherchait pas a priori tel ou tel message codé, mais s'efforçait de découvrir certains messages codés pour prouver son point de vue, ce qui est une démarche très différente.

Perakh affirme que Rambsel aurait pu, ou dû, trouver aussi de nombreux autres messages codés qui contredisaient ceux qu'il recherchait, mais que, consciemment ou inconsciemment, il les a écartés. Ce biais est très fréquent en matière de recherche, et les chercheurs sérieux prennent grand soin de l'éviter.

D'autre part, Rambsel a utilisé pour ses recherches la forme diminutive de "Yeshua," alors que le nom complet de Jésus en Hébreu est "Yehoshua." Mais, comme ce nom complet est plus long (5 lettres au lieu de 4), il se rencontre, statistiquement parlant, 20 fois moins fréquemment que Yeshua, en forme codée. En outre, le mot "Yeshua" n'est pas assez précis pour identifier Jésus de Nazareth. Il pouvait aussi concerner Josué, fils de Nun, ou tout autre personnage du même nom.

Enfin, le fait de dire que telle association de mots a "une chance sur 20 millions" de se trouver dans la Bible, sous forme codée, n'est pas une preuve suffisante pour affirmer que la Bible est d'inspiration divine. Quand Dupond gagne le gros lot de la Loterie Nationale, il n'avait qu'une chance sur 20 millions de gagner. Mais il y a tout de même en général un gagnant par semaine, et personne ne dit qu'il devait être choisi ou inspiré par Dieu. Dieu serait-il pour les jeux de hasard ?

Il incombe donc aux partisans des codes bibliques de prouver, de manière irréfutable, en quoi les codes que l'on peut constater dans la Bible sont fondamentalement différents des codes similaires trouvés dans d'autres textes. Il se peut que ces différences fondamentales existent, mais elles n'ont pas été prouvées de manière absolue.

Perakh a même trouvé, dans le même livre écrit en Hébreu moderne, un message codé "prédisant" clairement l'assassinat du Premier Ministre Rabin, avec six mots codés directement associés : "Amir" (le nom de l'assassin de Rabin), "tuera," "Premier Ministre," "Rabin," "héros." Doit-on en déduire que ce livre, écrit des années avant l'assassinat de Rabin, était inspiré par Dieu ? Evidemment non !

Perakh fait également remarquer que ces messages codés, même interconnectés, ne sont jamais reliés entre eux par une grammaire et une syntaxe claires, mais apparaissent le plus souvent comme des expressions brèves ou des mots juxtaposés ou entrecroisés. Selon lui, il aurait pourtant été très facile à Dieu de pouvoir présenter les choses d'une manière plus claire et plus respectueuse des règles de grammaire ! En outre, ces messages codés ne révèlent jamais rien de nouveau, qui ne soit déjà connu par d'autres sources d'information. Pourquoi le Créateur jouerait-Il ainsi avec Sa Parole ? Un Dieu Tout-Puissant aurait dû trouver, selon Perakh, de bien meilleures manières de coder des messages secrets dans la Bible !

Pour Perakh, la conclusion est également nette : Les codes bibliques ne sont qu'une coïncidence, et ils se reproduisent dans n'importe quel texte d'une longueur suffisante.

Le résultat de tous ces travaux récents a été suffisamment concluant pour qu'un certain nombre de partisans résolus des codes bibliques jettent l'éponge, et reconnaissent qu'ils s'étaient trompés. C'est le cas de Guy Cramer et de Lori Eldridge. Ce dernier a écrit en octobre 1998 un article courageux pour l'avouer publiquement, et pour abandonner définitivement toute recherche sur les codes bibliques.

En revanche, d'autres partisans acharnés des codes secrets ne se sont pas encore laissé convaincre, et poursuivent la résistance, en découvrant toujours plus de nouveaux messages codés. Mais ils sont de plus en plus isolés de la communauté scientifique.

En conclusion.

Il est indéniable que la Bible contient des messages apparemment "codés," qui semblent prouver pour certains l'intervention d'une intelligence supérieure.

Toutefois, les recherches scientifiques récentes ont abondamment prouvé qu'il n'en était rien. Ces messages "codés" sont extrêmement fréquents, dans toutes les langues, et se présentent de manière similaire.

Les calculs mathématiques ou scientifiques ne prouveront jamais que Dieu a bien inclus des messages codés dans la Bible. Ils ne pourront jamais non plus pleinement prouver le contraire, dans la mesure où Dieu aurait pu introduire des messages codés, en faisant croire qu'il s'agit d'un pur hasard !

Cependant, dans ce cas, il reste à expliquer en quoi les messages codés dans la Bible diffèrent réellement des messages codés trouvés dans n'importe quel texte. C'est pourquoi il est sans doute utile de garder la discussion ouverte, afin que les partisans des codes secrets puissent avancer les preuves scientifiques qui leur manquent encore.

Il est certain que les "codes secrets" de la Bible parlent le plus à ceux qui ont déjà la foi. On n'a pas constaté un grand nombre de conversions résultant de la révélation du phénomène des codes.

Dieu ne permettra sans doute jamais que l'on utilise des codes quelconques pour prouver Son existence ou pour nous convertir, car Il exige de nous la foi.

En outre, la recherche des codes dans la Bible peut s'avérer une chose très dangereuse, comme dans le cas des satanistes cités plus haut. Etant donné que l'on peut trouver dans la Bible toutes sortes de messages codés, il pourrait très bien se faire qu'un jour apparaisse un homme, disant, Bible en main : "Voici, la Bible dit, de manière codée, que je suis Dieu !" On peut donc invoquer ces codes secrets pour soutenir des positions qui ne correspondent absolument pas avec le texte en clair de la Bible !

Par l'étude des codes, la Bible tend à devenir une sorte de livre mystique et occulte. On n'étudie plus le texte direct, celui qui est clairement compréhensible, et l'on s'intéresse plutôt à toutes sortes de significations et de messages cachés, qui nous font pénétrer dans une forme d'ésotérisme dangereux.

Enfin, et ceci est sans doute le plus important, on nie le rôle du Saint-Esprit, qui nous a été donné par le Seigneur pour comprendre le sens direct de la Bible, et non pour y découvrir quelque code secret, ou quelque confirmation secrète du message donné en clair.

Il est certain que la nature humaine déchue se complaît dans cette recherche, car cela lui évite de passer par la repentance, la conversion et la foi.

Ce dont nous avons le plus besoin, c'est de revenir à la Bible, telle que Dieu nous l'a donnée, dans son texte intelligible, pour l'étudier dans la prière et dans l'humilité, et pour bien comprendre ce que Dieu nous y révèle, afin de le mettre en pratique. Nous n'avons besoin de rien d'autre.

Ressources :
Si vous parlez l'anglais, ou si vous le comprenez suffisamment, nous vous conseillons de consulter un site Chrétien très bien documenté sur l'ensemble du problème des codes secrets, et qui vous offre des liens avec d'autres sites concernés :
http://www.prophezine.com/tcode
Vous trouverez d'autres renseignements utiles aux adresses suivantes :
http://www.discoveryseminar.org/response.html
http://jewsforjudaism.org/codes/jesuseb.htm
http://www.yfiles.com
Sur les travaux de Rambsel : http://home.cvnet.com/crm80/
Sur les travaux de Brendan McKay : http://cs.anu.edu.au/~bdm/dilugim
Sur les travaux de James Price : http://www.math.gatech.edu/~jkatz/Religions/Numerics
Sur les travaux de Mark Perakh : http://chaos.fullerton.edu/peramain.html
Adresses e-mail personnelles :
Brendan McKay : bdm@cs.anu.edu.au
Dror Bar-Nathan : drorbn@math.huji.ac.il
Mark Perakh : perakh@bigfoot.com

Le verset du moment :


1 Corinthiens 3 : 6

J'ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a donné l'accroissement.

Rechercher dans ce blog